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Un outil
au service des revendications économiques et
sociales |
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| Le CER, à travers ses prérogatives économiques
et sociales, doit permettre de répondre aux intérêts
des cheminots actifs et retraités, des ayants droit
et du personnel du CER. Le CER, et ses élus constituent
donc dans ce cadre un maillon essentiel dans la mise en oeuvre
d'une pratique revendicative démocratique.
Réfléchir, proposer, négocier et agir constituent
en cela le fil conducteur de cette démarche.
La vocation demeure la création d'un rapport
de force permettant de nouvelles conquêtes tant
sur le plan économique que social.
Pour cela, il subsiste un autre impératif :
partir des attentes et des exigences exprimées
par les cheminots pour moderniser et développer
le service public SNCF mais aussi pour proposer des
activités sociales de qualité et de proximité avec
pour socle, l'égalité de traitement pour
tous.
Ces objectifs confèrent aux élus du
CER, un rôle majeur dans le contrôle de
la gestion de l'entreprise et la prise en compte des
revendications sociales des cheminots. C'est d'autant
plus important que toutes les interventions en ce sens
dimensionnent directement le niveau de la dotation
consacrée à la mise en oeuvre des activités
sociales.
Il existe donc un lien direct entre la dimension économique
de l'implication des élus et le développement
des activités sociales. Pour répondre à cet
impératif, le fonctionnement de l'ensemble des
commissions du CER, doit être le plus efficace
possible.
Tous les domaines qui concourent à faire évoluer
les moyens du CER, sont impérativement à investir.
En ce sens, il existe au moins 3 leviers essentiels
pour répondre à cette ambition :
- L'augmentation des salaires et le rattrapage
de la perte du pouvoir d'achat, l'évolution
de la masse salariale qui passe par des embauches
en nombre suffisant sur notre région et
la reconnaissance de la qualification des cheminots,
synonyme d'un véritable déroulement
de carrière, lui-même assujetti à un
plan de formation offensif ;
- La progression de la dotation
activités sociales à hauteur
de 3% du salaire brut des actifs et 1% des pensions des retraités.
- Ces
exigences doivent prendre leur place dans les orientations et choix
budgétaires
de l'entreprise, ce qui suppose que l'intervention des élus
dans ce domaine soit permanente.
De même, la progression des effectifs, particulièrement à travers
l'accord 35h00, nécessite que parallèlement
le CCE, les CE, notre CE, développent des activités
nouvelles, notamment en direction des jeunes.
Dans le même temps, la réalité indique
que le patrimoine, (transféré en 1986
et depuis rénové en partie suite à de
multiples actions syndicales, conjuguées a celles
des CE, du CCE et des cheminots), ne peut suffire.
Constat identique pour l'ensemble des structures de
proximité (centres de loisirs,
bibliothèques, salles de réunions et
d'activités, antennes, locaux d'associations
et de sociétés d'agents, structures
sportives, etc.) dont certaines ne répondent
plus aux normes d'accueil et de sécurité.
Obtenir des moyens financiers supplémentaires à ceux
déjà arrachés pour assurer la
remise à niveau, le développement,
l'adaptation et la modernisation des installations
transférées, constitue alors un enjeu
de taille immédiat.
Pour cela, le CER, doit s'appuyer sur l'état
des lieux général de ses installations
pour programmer les investissements à réaliser
dans les 10 ans à venir.
De même, il dispose, à travers son schéma
directeur de regroupement des installations, d'une
base de travail et de négociation intéressante
qui a d'ailleurs permis de déboucher sur le
site des Aubrais, où les travaux sont actuellement
en cours. L'organisation d'une journée portes-ouvertes
dans l'ensemble des localités constitue, sans
aucun doute, pour les cheminots, un rendez-vous incontournable
en terme de prise de conscience des réalités
dans ce domaine et de la nécessité de
leur intervention.
Dans le même temps, le poids financier de
la restauration, malgré l'accord national
restauration, constitue toujours un handicap que
les CE et le CCE ne sauraient supporter indéfiniment,
surtout après les mesures prises par les pouvoirs
publics sur l'assujettissement de la restauration
collective à la TVA. La contribution de
la SNCF doit permettre que le cheminot n'ait à financer
que le contenu de l'assiette sur la base d'une restauration
de qualité.
Car si la qualité (tout comme l'avenir des
personnels de ce secteur) reste un objectif prioritaire
qui a conduit les CE et le CCE, dans le cadre de l'accord
de gestion, à conserver la gestion des restaurants
d'entreprise, pour autant, des solutions sont à rechercher
pour minimiser l'impact financier de cette activité sur
le budget activités sociales. Une réflexion
doit s'engager en ce sens sur notre région d'autant
plus que la vétusté des installations
et le nombre de départs en retraite vont nécessairement
nous conduire à faire des choix à long
terme.
Sur toutes ces questions, qui trouvent parallèlement
et en priorité leurs réponses dans le
niveau de la dotation financière globale, l'intervention
des élus et des organisations syndicales revêt
dans ce cadre un impératif quotidien.
C'est précisément cette appréciation
qui justifie que le fonctionnement et le rôle
du CE soient connus de tous les cheminots et ce, tant
dans sa dimension économique que sociale.
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| Partir des besoins individuels et collectifs
pour les traduire en expressions revendicatives, créer
les conditions de rassemblements de luttes, élever le
rapport de force pour gagner les revendications... C'est le
sens de l'intervention
du CER et des ses élus. Mais d'expérience, chacune,
chacun d'entre nous connaît les difficultés rencontrées
pour transformer le mécontentement existant en un mouvement
revendicatif puissant, permettant la satisfaction d'acquis
nouveaux.
Dans une période de turbulences économiques et
politiques où il est de moins en moins admis par les salariés
que la gestion soit fondée sur des critères exclusifs
de rentabilité financière, il devient de plus en
plus urgent et important de se donner les moyens de travailler
et d'intervenir partout avec ceux qui militent pour le développement
du service public.
C'est dire, dans ce cadre, l'importance que revêt le
fonctionnement du CER, notamment dans son rôle économique.
Cette instance représentative du personnel constitue
un véritable enjeu pour traduire les exigences sociales
et économiques des cheminots en revendications et en réponses
aux besoins de transport des usagers.
A partir de là, les élus et les organisations
syndicales doivent collecter les exigences exprimées par
les cheminots au plus près du terrain pour alimenter les
débats et les réflexions des commissions relevant
du domaine économique.
Parallèlement, il leur appartient de créer un
véritable rapport de force pour gagner un droit de veto
suspensif, véritable recours en matière d'emploi,
pour contester en amont les projets de restructuration, de délocalisation,
voire d'abandon de production, qui semblent contraire à l'intérêt
général et au service public.
Dans ce cadre, les commissions locales multifonctionnelles ont
pour rôle de faire remonter les informations permettant
au CE de contrôler et d'intervenir sur la gestion de l'entreprise
dans une vision régionale et de complémentarité entre
les différents sites. Il revient ensuite aux élus
du CER de restituer et de faire vivre les réflexions,
les analyses qu'ont fait germer les débats dans les commissions,
les sous/commissions et lors des séances plénières
pour contribuer à la construction et à l'élargissement
du champ revendicatif.
Il s'agit bien de mieux appréhender les enjeux tels qu'ils
sont posés, car il n'y a jamais eu autant d'importance
accordée au secteur des transports comme vecteur du remodelage économique
et social en France et en Europe.
Ainsi, sans rien inventer à priori, il est nécessaire
de s'appuyer sur des expériences vécues et solides
; par exemple, celles liées à l'investissement
produit autour du dossier de la réduction du temps de
travail à 35 heures, des colloques organisés en
2000 sur la régionalisation et le fret, ou encore des études économiques
menées sur diverses restructurations. Car, s'il demeure
une question incontournable et majeure en terme de réponses
aux besoins des cheminots et des usagers, c'est bien celle du
désendettement total du transport ferroviaire.
Dans ce contexte et en réponse aux insuffisances affichées
par les budgets successifs tant en moyens humains, matériels,
d'infrastructures et financiers, il faut absolument faire du
CER, un lieu de traduction revendicative des exigences exprimées
par les cheminots.
Cette démarche contribue à mettre le CER et ses élus
en capacité de formuler des propositions alternatives
aux choix retenus par la direction SNCF dans le cadre du projet
industriel, qui, chacun le sait, n'apportent pas de solutions
durables au développement du service public ferroviaire
et préparent notre entreprise, sur la base des créneaux
les plus rentables, à une intégration dans un système
concurrentiel favorisé par les préconisations de
la commission européenne.
De même, les questions de formation, d'accès à la
documentation, de soutien technique des élus dans l'exercice
de leur mandat, se révèlent incontournables. Ces
axes impliquent des moyens et justifient pleinement d'y consacrer
la totalité du budget de fonctionnement. La mise en service
d'Intranet et Internet, l'informatisation des bureaux des élus,
l'élargissement et le développement de la communication
avec le journal Fréquence, sont autant de pistes de travail
qui s'inscrivent dans cet objectif.
D'autre part, le CER doit être porteur et surtout demandeur
d'études économiques pour déterminer, en
appui à sa propre réflexion, de quelle organisation
et de quel outil de production la SNCF a besoin pour faire face
aux ambitions de développement du transport ferroviaire
de demain sur notre région.
Le doublement du Fret ferroviaire, le cadenacement et la création
de dessertes TER, dans le cadre de la généralisation
de la régionalisation, l'aménagement du territoire
national par des relations GL adaptées et modernisées,
constituent autant d'enjeux pour lesquels notre région,
de part sa position géographique, peut jouer un rôle
majeur.
De même, la réflexion du CER et de ses élus
doit porter sur la modernisation des infrastructures (lignes,
centres ferroviaires), la structuration et le fonctionnement
des établissements, l'achat de matériels neufs
et performants, l'organisation du travail avec des moyens humains
suffisants, ... |
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Des
activités sociales à la hauteur des besoins
des cheminots |
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| L'article L 435-2 du code
du travail précise
que les comités d'établissements assurent
et contrôlent la gestion de toutes les activités
sociales et culturelles.
Cependant, cet acquis de haute lutte mérite
une traduction à partir des valeurs qui fondent
la démarche du CER et de ses élus.
Les activités sociales et leur contenu ne
peuvent être appréhendés dans
une vision parcellaire mais au contraire à partir
d'une conception globale de celles-ci, quelles soient
sportives, culturelles ou de loisirs. Elles doivent être
construites sous un angle de complémentarité.
Dans leur diversité, elles doivent :
- concourir à l'enrichissement intellectuel
et physique de l'individu quel que soit son âge,
sa condition sociale,
- avoir un contenu émancipateur, humaniste, fraternel,
anti-raciste mettant
celle, celui qui la pratique dans une position d'acteur ;
- favoriser le débat, l'échange
avec l'autre, le respect, le droit à la
différence.
:
Elles reposent sur deux valeurs essentielles :
- la solidarité,
- l'égalité de
traitement,
et doivent être
accessibles au plus grand nombre de cheminots, actifs,
retraités,
ayants-droit et personnel CE. Elles fondent les orientations du CER, en matière
d'activités sociales.
Des cheminots auteurs et acteurs de leurs activités
sociales, c'est bien une priorité que le
CER s'est fixée dans sa démarche
quotidienne.
C'est bien en réponse à cet impératif
que des démarches sont engagées pour
travailler à l'amélioration de notre
système d'information et de communication, notamment
par l'intermédiaire d'un nouveau dispositif
de ventilation, ainsi que l'élargissement et
l'enrichissement de notre réseau de correspondants.
La relance du bulletin du correspondant, outil d'échange
et d'information entre le CE et les correspondants,
peut contribuer à répondre à ces
ambitions. Ces aspects sont d'autant plus déterminants
que le secteur marchand ne supporte plus que le volume
financier des prestations gérées par
les CE et le CCE lui échappe. De ce fait, il
s'intéresse de très près aux activités
sociales en proposant aux CE et CCE des activités « clés
en mains » « prêtes à consommer » sous
forme de chèques en tout genre (vacances, cadeaux,
livre, anniversaire, …) en tentant de remettre
en cause, au nom de la libre concurrence, les exonérations
de la TVA acquises pour caractériser l'aspect
social des activités mises en oeuvre par les
comités d'entreprises.
Cette réalité doit conduire le CER,
ses élus et les organisations syndicales, à redoubler
de vigilance et surtout à mettre toutes les
chances de leur côté pour poursuivre les
objectifs qu'ils se sont fixés. Ils disposent
d'un atout majeur dans ce domaine, c'est leur capacité à occuper
le terrain car c'est précisément sur
les lieux de travail qu'ils peuvent impulser et recenser
les attentes des cheminots en matière d'activités
sociales.
C'est aussi et naturellement sur le terrain qu'ils
doivent mettre en débat leurs propositions pour
des activités sociales de qualité permettant
de répondre à l'ensemble des exigences
exprimées par les cheminots. Ces échanges
sont d'autant plus nécessaires que trop de cheminots,
encore aujourd'hui, estiment que le CE, le CCE, ne
prennent pas suffisamment en compte leurs demandes.
Le comportement consumériste n'est pas non
plus étranger à cette attitude. Pour autant
ce constat nécessite une réflexion
approfondie.
Il pose beaucoup plus fondamentalement la capacité du
CER, à innover en terme de réponses aux
attentes, et ce, à partir d’activités
sociales de proximité.
La proximité nécessite de connaître
précisément les réalités
sociologiques (âge, sexe, rapport démographique,
représentation par collèges, nouvelle
physionomie de la SNCF avec l'arrivée massive
de jeunes, ...) et les lieux de vie pour apporter des
réponses adaptées aux attentes exprimées.
Les éléments livrés par le bilan
social peuvent alimenter cette analyse. La proximité nécessite
aussi un regard particulier sur l'état du patrimoine
transféré.
Pour autant, elle ne peut seulement s'entendre à travers
le patrimoine, même s'il la facilite. Ainsi,
il faut décentraliser les activités au
plus près des cheminots, y compris et notamment
sur les lieux de travail.
Face à ces enjeux, les sous-commissions départementales
doivent jouer un rôle prépondérant
en matière de relais des attentes et des propositions
des cheminots, mais aussi pour impulser et animer la
mise en oeuvre des activités.
D'autre part, l'objectif d'établir des coopérations,
des partenariats ou des échanges avec le CCE,
d'autres CE, les municipalités, le milieu associatif,
le tourisme social et les sociétés d'agents,
doit véritablement et clairement s'affirmer.
Il a pour vocation de favoriser la mutualisation des
moyens afin de placer la culture, le sport, les activités
de loisirs, tout ce qui est source d'échanges
et de création au coeur d'actions communes.
Pour amorcer ce processus, il est souhaitable de
favoriser l'accès à certaines structures
(bibliothèques, centres de loisirs) à partir
de conventions.
De même, il faut développer des activités
"découvertes" ou "d'initiations" dans tous
les domaines (sportif, culturel, intellectuel, artistique),
tant
en direction des enfants que des adultes afin de susciter
de nouvelles passions et vocations. Il existe des points
d'appuis naturels (associations culturelles, clubs
sportifs, …) mais aussi des outils et des lieux
d'échanges irremplaçables (bibliothèques,
centres de loisirs, installations sportives, lieux
de travail) pour mener à bien cette orientation
véritablement émancipatrice.
A titre d'exemple, quoi de plus facile que de programmer
une initiation football en direction des enfants d'un
centre de loisirs à partir de la section locale
de cette discipline sportive ? Il suffit juste de traduire
une
orientation générale en objectif opérationnel
et à ce titre, le personnel CE doit être
force de propositions (c'est d'ailleurs souhaitable
et nécessaire dans tous les domaines).
C'est donc bien à partir d'actes de proximité qu'il
est possible de faire naître les revendications
avec des cheminots, des ayants-droit, des retraités
et du personnel CE, auteurs de leurs attentes (qui
sont nécessairement grandissantes avec la mise
en oeuvre des 35 h) et acteurs des luttes pour les
satisfaire.
Ceci est vrai pour les activités locales (existantes
ou à créer) tout autant que pour les
nationales (vacances enfants, vacances familles). Les
interventions ainsi suscitées modifient favorablement
le rapport des forces. |
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Des
activités sociales capables de répondre aux
besoins spécifiques. |
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Enfance/Adolescence
Fondées sur des valeurs de solidarité, de
dignité et de respect des différences, les
actions engagées par les CE et le CCE se veulent
toujours plus en relation avec les attentes des enfants
et de leurs parents.
L'émancipation des « futurs adultes » reste
bien au centre des préoccupations, des ambitions
et de l'engagement au quotidien du CER.
Ces jeunes, accueillis en centre de vacances ou en
centre de loisirs sans hébergement (centre de loisirs) sont
souvent pour la première fois en situation d'assumer
réellement
leur citoyenneté.
C'est bien l'un des points essentiels du projet éducatif
du CER que de permettre aux enfants de développer
leur sens critique vis a vis d'une société faite
d'injustices sociales et culturelles.
Face à cette ambition, il est nécessaire
d'apporter un soin tout particulier aux propositions de
séjours.
De même, il faut être exigeant sur la qualité des
projets pédagogiques qui sont déclinés
sur les centres de vacances ou centres de loisirs.
L'organisation de mini-séjours doit répondre
aux mêmes exigences et s'inscrire dans un véritable
prolongement des thèmes d'activités développés,
construits et animés par les enfants et l'équipe
pédagogique des centres de loisirs. Leur évolution
et leur renouvellement doivent donc s'exercer au même
rythme que ceux des centres de loisirs toujours dans le
respect du projet éducatif
du CER, qui articule et fait vivre ses objectifs et ses
valeurs.
Après examen des chiffres, il s'avère que
la fréquentation des séjours organisés
par le CER et le CCE, complémentaires en soi, subit
des fluctuations sensiblement équivalentes. Pour
l'essentiel, elle est liée à l'évolution
démographique de l'entreprise et à la pyramide
des âges de sa population.
Ainsi, les CE et le CCE doivent agir ensemble pour,
en toute complémentarité, répondre
aux exigences des enfants et de la jeunesse.
Pour cela, il est nécessaire de s'entourer des
compétences professionnelles nécessaires
et de réaliser une véritable mise en oeuvre
des orientations en matière d'activités enfance/jeunesse.
Et là aussi, pour répondre aux attentes,
il faut fixer la priorité de la proximité et
de la qualité des projets pédagogiques. Cela
suppose le développement d'échanges et de
partenariats avec d'autres CE, associations, collectivités
locales, permettant de mutualiser les moyens et de renforcer
les liens.
De même, avec le développement des dessertes
TER et un meilleur maillage du territoire, n'est-il pas
possible d'envisager un acheminement structuré et
encadré des enfants situés en zone diffuse
ou sur des sites dépourvus de structures vers nos
centres de loisirs (Bourges sur Vierzon par exemple) véritables
lieux de rencontres et d'échanges constructifs ?
D'autre part, la réussite du projet d'écriture
(qui a permis la réalisation d'un livre dont la
qualité est reconnue) et les différentes
activités conduites en ateliers doivent conduire
le CE à envisager rapidement leur développement
et leur extension. Il serait souhaitable de lancer un projet
de cette ampleur chaque année.
Parallèlement, il y a lieu de remettre l'activité « lecture » au
centre des programmes des centres de loisirs. Celle-ci
peut-être intégrée soit en organisant
régulièrement des sorties en bibliothèque
ou en créant les conditions pour que ce soit le
livre qui se déplace dans les centres de loisirs
; le but étant
de permettre à la lecture et à l'écriture
de s'installer durablement dans l'activité enfance/jeunesse.
Loisirs/Adultes
Être toujours au plus près des attentes des
cheminots, de leur famille, des retraités et du personnel
du CE, telle est la mission qui doit animer le CER, au
quotidien.
Les antennes, lieux de vie et de proximité,
doivent répondre à cette ambition.
Le rôle d'animation mais aussi d'écoute
des membres des sous-commissions départementales
en constitue la pierre angulaire. Ils doivent être
le lien et le relais quotidien de l'activité du
CER, dans leur établissement et leur chantier.
La préparation de la fête régionale
du CER, en 2003 s'inscrit dans cette démarche.
Partant de l'expérience des activités qui
rassemblent et qui répondent aux attentes des cheminots,
telles que les ateliers adultes, les sorties à thèmes,
les journées champêtres ou les séjours
découvertes du patrimoine, des modes de vie et des
cultures, tout laisse à penser qu'il faille aller plus
loin dans ce domaine. Dans le même temps, certaines
d'entre-elles pourtant considérées comme « naturellement
porteuses » ne rencontrent pas ou peu de succès
ce qui suppose que des efforts sont à réaliser
dans le domaine de l'information et de la communication.
C'est tout le sens qu'il faut donner au renforcement
du réseau de correspondants, son rôle étant
de promouvoir l'implication des cheminots (en étant à leur écoute)
dans la définition du contenu et la conduite de
leurs activités sociales.
D'autre part, l'activité vacances/familles revêt
un caractère important et déterminant aux
yeux des familles cheminotes.
Ayant la volonté de rendre accessible les vacances
familles au plus grand nombre et notamment à celles
qui ont le moins de ressources, le CCE, ses élus,
remplissent le mandat qu’ils ont des CE dans le cadre
du mandat de gestion.
Cette démarche, qui s'appuie sur une qualité des
structures d'accueil mais aussi sur le contenu, la conception
des activités qui sont proposées, répond
aux attentes des cheminots actifs, retraités ainsi
qu'à leurs familles et au personnel CE. Ils sont
de plus en plus nombreux à solliciter le CCE, notamment
en gîtes bords de mer, ceux-ci représentant
85% de la demande en période d'été.
Pour toujours mieux répondre à ces besoins
exprimés, de nombreux projets sont engagés
:
- un nouveau village vacances en Corse, à Calvi,
qui va permettre d'augmenter les capacités d'accueil,
- l'implantation de nombreux gîtes supplémentaires
sur les installations existantes.
Cependant, victime de ce succès, le CCE est dans
l'incapacité de répondre en période
de pointe (été) aux demandes de toutes les
familles cheminotes.
Là aussi, heureusement des coopérations
existent et doivent être développées
avec les associations ou les organismes de tourisme social.
Cette réalité indique clairement le chemin
qui reste à parcourir pour obtenir des moyens en
correspondance avec les attentes, en agissant sur toutes
les questions qui déterminent la capacité financière
des CER et du CCE (salaires, emploi, dotation AS, etc.)
et celle de la politique d'investissements et de coopération
dans le sens du co-investissement (CE/CCE).
Culture/Bibliothèques
Riche des expériences et des initiatives conduites
sur le plan culturel, le CER doit agir pour faire partager
sa conception dans ce domaine. Des activités porteuses
de découvertes, de créations, de confrontations,
de débats, constituent le coeur des actions culturelles.
La culture n'est pas un supplément d'âme
et ne se limite pas à l'expression artistique. Il
faut être inventif, construire des projets en veillant à faire émerger
les richesses individuelles et collectives, telle est l'ambition
du projet culturel du CER. Dans ce domaine, tous les actes
témoignent de l'importance qui est accordée à la
lecture et à l'écriture dans le cadre de
la mise en oeuvre des activités sociales. Il est
nécessaire d'apprécier ce qui a évolué
et ce qu'il faut prendre en compte, notamment en ce qui
concerne le développement des points bibliothèques,
comme à l'EMT de St Pierre des Corps.
Sur l'existant il est nécessaire de renforcer les
relations quotidiennes Antennes/Bibliothèques et
inversement afin que les cheminots prennent le réflexe
de fréquenter tous les lieux de vie et d'échanges
de proximité qui sont mis à leur disposition.
De même, la promotion de la lecture et du projet
culturel nécessite de se donner les moyens de relancer
et de réactualiser le bulletin de liaison « itinéraires » dans
lequel on retrouve aussi les propositions des bibliothécaires
sur l'acquisition de nouveautés et des informations
sur lai vie des bibliothèques.
D'autre part, l'exigence de répondre aux besoins
dans un souci de proximité, impose de faire connaître
l'existence de la bibliothèque centrale de prêt
par correspondance, véritable outil de promotion
de la culture pour tous et au plus près des usagers.
La confection d'un livre à partir de l'implication
des enfants des centres de loisirs et donc du secteur enfance/adolescence,
démontre, s'il le fallait encore, que les
orientations du CER sont en phase avec l'expression des
besoins.
De même, la création et l'animation d'ateliers
enfants ou adultes sur des thèmes aussi divers que
le théâtre, les arts plastiques, les sciences
et les techniques, constituent des points d'appui et indiquent
que l'expression, quelle qu'en soit la forme, constitue
une véritable motivation individuelle et collective.
Il en ressort que ce type d'activités est à développer,
y compris en semaine, sans chercher pour autant à en
faire la seule voie à suivre.
D'ailleurs, là aussi, il est nécessaire
de réfléchir et de proposer des coopérations
ou des partenariats avec les municipalités sur la
base de convergences d'intérêts amenant des
moyens financiers supplémentaires.
De la même manière, des conventions doivent être établies
pour permettre à d'autres CE et associations d'accéder
aux structures du CER, à commencer par le mouvement
associatif cheminots, disposé à travailler
avec le CER. Il ne faut donc pas faire l'économie
de le rencontrer pour construire, dans le cadre des orientations
du CER, des synergies qui permettront de faire en sorte
que travail, culture, loisirs, sport, ne soient pas simplement
un slogan.
Il faut au contraire aller à la rencontre des
cheminots et élever leur curiosité dans
l'approche d'une culture qu'ils disent et pensent « pas
faite pour eux ».
La fête régionale et le séjour de
rencontres à l'étranger en 2003 constituent
sans aucun doute des atouts en ce sens pour lesquels il
va falloir prendre des dispositions concrètes. Des
rencontres spécifiques doivent être organisées
avec le milieu associatif et sportif, à partir des
antennes, afin de travailler au renforcement de leur investissement
dans ces rendez-vous qui ne vont pas manquer de marquer
l'activité du CER et de ses structures.
Dans ce cadre, l'aspect communication est un vecteur déterminant
qui ne saurait souffrir d'aucune démarche approximative.
Elargir, rapprocher et relayer l'information auprès
des cheminots demeure certainement la clé de notre
efficacité. Bien évidemment, cela nécessite
que les élus, les membres de commissions ou sous-commissions
et les correspondants du CER, en fassent leur affaire à partir
des valeurs, des orientations et des objectifs du CER.
Sport/Plein
Air
Il faut redonner au sport cheminot ses lettres de noblesse
et son rôle social dans l'entreprise. Cela suppose
que le CER fasse évoluer le milieu associatif cheminot,
particulièrement sur la notion de complémentarité des
formes de pratiques sportives que sont le sport de loisir,
le sport de compétition et le sport de haut niveau.
La réalité indique que les clubs sportifs
sont trop repliés sur eux-mêmes, sur leurs
activités existantes. Bien qu'étant souvent
composés de plusieurs sections sportives, il est
parfois difficile d'établir une réelle coopération
entre les différentes disciplines. Ceci nuit bien évidemment
au bon fonctionnement des structures dirigeantes des clubs
multisports.
Ce constat nécessite de mener des réflexions
et surtout de prendre certaines dispositions car si chaque
association sportive cheminote, régie par la loi
de 1901, a une indépendance, le code du travail
permet pour autant une représentation du CE dans
les instances de direction de chaque association.
Sur notre région, cette disposition est appliquée
mais elle doit surtout conduire à faire jouer aux
représentants du CER, dans les clubs cheminots,
un véritable rôle d'impulsion de lai conception
de la politique sportive du CER.
Dans un premier temps, le CER doit engager des rencontres
avec les présidents de clubs et les responsables
de sections sportives, notamment dans le cadre de la préparation
de la fête régionale du CER, en 2003. Ce pourrait être
d'ailleurs l'occasion d'avoir un débat sans concession,
mais constructif, sur l'état des installations sportives
du CER, afin de créer les conditions d'un rapport
de force permettant de mettre la direction SNCF devant
ses responsabilités de propriétaire.
La réussite d'une telle démarche implique
aussi de donner une dimension syndicale à ce type
d'interventions. Ainsi, les élus du CER et les
organisations syndicales doivent véritablement s'emparer
de ces questions.
C'est d'autant plus incontournable que la nouvelle physionomie
de l'entreprise, avec l'embauche de nombreux jeunes, va
obligatoirement susciter de nouvelles exigences, particulièrement
sur le plan sportif, pour lesquelles il faut impérativement
que le CER apporte des réponses. La pratique sportive
est souvent abordée dans un contexte détendu
et convivial, ce qui peut-être aussi l'occasion de
débattre de divers sujets liés aux activités
développées par le CER. |
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